Le coût du travail dissimulé s’élève à 55 milliards d’euros par an. Jean-Louis Borloo, Ministre de la Cohésion Sociale l’a qualifié de « fléau”. « Une guerre impitoyable est déclarée. Nous serons absolument intraitables car il en va de la cohésion nationale”, a affirmé vendredi dernier (18/06/04), Jean-Louis Borloo, lors d’une conférence de presse. « Le travail illégal porte atteinte aux droits fondamentaux des travailleurs, à leurs conditions de travail et de rémunération, ainsi qu’à notre système de protection sociale”, a-t-il ajouté, en affirmant qu’un tiers du déficit de financement du système y était « lié plus ou moins directement”.
On ne comprend pas donc, qu’il veuille attribuer des cadeaux fiscaux aux plus gros contrevenants, mais bon…

Le Ministre de la Cohésion Sociale et son Ministre délégué aux Relations du Travail, Gérard Larcher, ont donc présenté un plan national de lutte, qui court sur 2004-2005, à la Commission nationale de lutte contre le travail illégal, qui ne s’était pas réunie depuis 1998.
Le Ministre prévoit de renforcer l’Inspection du travail, de 85 inspecteurs supplémentaires, sur 450. Le nombre de contrôleurs du travail sera aussi augmenté. Il est prévu d’étendre leur coopération avec les organismes gérant les aides publiques.
Enfin, des mesures viseront à supprimer toute aide publique aux entreprises en infraction. « Il faut qu’on sache que pour les contrevenants, c’est trois ans de prison et 35.000 euros”, a rappelé M. Borloo.
Autre aménagement de l’arsenal juridique : les agents de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) auront désormais la compétence de verbaliser le travail illégal.