Environ 800 travailleurs birmans ont péri dans le désastre qui a frappe le sud (de la Thaïlande).
[En Thaïlande aussi, les patrons du secteur des HCR trouvent la main d’œuvre « trop chère » et dans la zone de la catastrophe, emploient des clandestins en provenance principalement de Birmanie. De nombreux travailleurs fuient le régime dictatorial de la junte militaire dans l’espoir de renvoyer quelques sous à leurs familles et les aider à survivre à l’extrême pauvreté qui leur est imposée par les armes. Dans d’autres régions, les patrons thaïs des HCR emploient aussi des clandestins en provenance du Cambodge, du Laos et du Vietnam. Dans ces pays voisins, moins développés, les salaires sont nettement inférieurs qu’en Thaïlande et les immigrants illégaux acceptent de travailler plus longtemps pour moins d’argent – NDLR]
Surapong Kongchanthuek, vice-président du Comité des droits de l’homme, des apatrides et des réfugiés de la Law Society of Thailand (association d’avocats), dit qu’il a obtenu confirmation qu’environ 200 birmans faisant partie des équipages des bateaux de pêche sont morts dans la région de Phang Nga et environ 1 500 sont portés disparus.
Des statistiques n’existent pas concernant les cinq autres provinces ravagées par les tsunamis.
Une estimation approximative serait d’environ 800 morts, basée sur le fait que 47 501 travailleurs birmans étaient recensés dans la province de Ranong, 36 483 à Phuket, 29 730 à Phang Nga, 8 000 à Trang, 3 000 à Satun et 3 000 à Krabi.
Seulement 22 504 avaient un permis de travail.
Traduit d’un article du Bangkok Post du 30 décembre 2004 : « 800 Burmese workers killed in catastrophe »