Quelques 200 000 emplois dans le secteur du tourism sont menaces suite au désastre dans le sud de la Thaïlande, estime le Ministre du Tourisme et des Sports, M. Sonthaya Khunpluem. L’industrie touristique emploie quelque trois millions de personnes dans tout le pays et fournit environ 6% de l’économie nationale.
M. Sonthaya dit que les arrivées pourraient chuter et jusqu’à deux millions de séjours dans le pays pourraient être annulés selon une estimation du Conseil Economique et Social (National Social and Economic Development Board).

Les six provinces affectées, Phuket, Krabi, Phangnga, Satun, Ranong and Trang accueillent environ 800 000 touristes par mois.
M. Sonthaya dit que si aucun touriste ne visite la region jusqu’en mars – ce qui semble peu probable – le pire des scenarii envisagés, 3,2 millions de séjours seraient perdus en 2005. Il ajoute que plusieurs grands groupes se sont déjà engagés à transférer leurs voyages de la côte Andamane à d’autres réions du pays. Le gouvernement s’engage par ailleurs à développer 19 nouveaux sites touristiques.
M. Sonthaya estime qu’environ 60% des propriétés dans la zone dévastée sont encore en état de fonctionner normalement.
Le coût de la réparation des dommages infligés au pays par les raz-de-marée du dimanche 26 décembre pourraient atteindre des dizaines de milliards de baht. Le Premier Ministre Prime Minister Thaksin Shinawatra a fait part d’une première estimation hier de 20 milliards de baht (environ 375 millions d’euros).
Mr Thaksin dit que le tourisme sur l’île dévastée de Phi Phi, très prisé par les tourists étrangers depuis une décennie pourrait être réhabilité mais des zones come Khao Lak seront quasiment impossibles à restaurer.
L’Autorité Thaïlandaise du Tourisme (TAT) pourrait reviser à la baisse ses previsions du tourisme en 2005. L’agence de l’état avait projeté quelques 13,5 millions de séjours par des touristes internationaux en 2005 contre 12 millions en 2004 apportant des revenus des échanges commerciaux d’environ 450 milliards de baht.
Quelques 40% des tourists arrivent Durant la pleine saison entre décembre et mars. Un tiers de ces visiteurs vont directement séjourner dans trois des provinces les plus touchées : Phuket, Phang Nga and Krabi, selon la direction de la TAT.
Phatra Securities (un organisme financier) estime que les pertes totales pour liées au tourisme pour ces trois rovinces pourraient atteindre 30 milliards de baht en 2005.
Phuket tire des revenus d’environ 73 milliards de baht par an du tourism eave quelques 4 millions de visiteurs don’t 71% sont des étrangers. Environ un tiers de ces revenus risque d’être perdu en 2005, soit quelques 24 milliards de baht.
Concernant Krabi et Phang Nga, les estimations des pertes à envisager se situent autour de 25%, soit quelques 6 milliards de baht.
Près de la moitié de la haute saison touristique dans le sud thaïlandais pourrait être gâchée, selon Phatra.
Malgré la mortalité très élevée, l’effet sur le tourisme ne devrait pas être aussi dévastateur que celui lié au SRAS qui a entraîné une panique sur le marché malgré un nombre de morts atteignant « seulement » 800.
Les catastrophes naturelles font fuir les touristes moins que le terrorisme, les bombardements ou les épidémies, déclarent les spécialistes du secteur touristique. Un désastre naturel est un phénomène rare et les gens peuvent comprendre cela. Il est donc raisonnable d’assumer que les touristes reviendront, ajoute l’un d’entre eux.
Les tsunamis ont provoqué un mouvement d’annulations auprès des hôtels et des voyagistes, disent les opérateurs.
La TAT essaie de minimiser l’impact par la promotion de stations balnéaires alternatives telles que Hua Hin, Pranburi, Chumphon and Satun pendant les opérations de nettoyage et de réparation des zones sinistrées.
Le Directeur de la TAT, Juthamas Siriwan, qui a visité la zone lundi, relate que son agence va promouvoir le Golfe de Thaïlande à travers des partenaires stratégiques notamment ceux exploitant internet pour diffuser globalement des informations.
Mme Juthamas, a informé des journalistes que les dégâts pourraient prendre des années de réparation, a souhaité que les stations balnéaires ne soient pas détruites mais reconstruites. Elle estime que l’industrie touristique dans les six provinces touches pourrait fonctionner à 70% au bout d’un trimestre.
La plupart des 8 000 chambres d’hôtels de Khao Lak ont été détruites ainsi qu’une propriété de 400 millions de baht qui pourrait ne plus être évaluée qu’à 10 millions. Mme Juthamas estime les dégâts dans la seule zone de Khao Lak à environ 4 milliards de baht.
D’après Potjanee Thanavaranit, directeur-general du département de l’assurance, les complexes hôteliers et les hôtels des six provinces étaient assurés pour un total de 20 milliards de baht. Elle dit qu’il est peu probable que les règlements de sinistres atteignent une telle somme car la plupart des propriétés n’ont été que partiellement endommagées. Les compagnies d’assurance locales devront publier aujourd’hui le montant de leur implication mais il est estimé que leurs débours ne seront pas à une hauteur suffisante pour mettre leurs opérations en péril. D’autant plus que bon nombre d’entre elles ont contracté des réassurances.
Muang Thai Insurance a communiqué hier le montant de ses engagements dans les six provinces à hauteur de 380 millions de baht, pour la plupart en assurance automobile.
L’association des voyagistes de l’Asie Pacifique (PATA) a demandé hier aux vacanciers potentiels de ne pas paniquer, soulignant que la plus grande partie de l’Asie n’a pas été touchée. « Heureusement, la majorité des pays d’Asie n’est pas affecté par cete tragédie. En dehors de la bordure de l’Océan Indien, le tourisme continue normalement » déclare Peter de Jong de la direction de PATA. « Il n’y a aucun besoin d’annuler des voyages dans les zones non-affectées et même certaines zones affectées ont des hôtels qui ont échappés aux dommages et qui sont ouverts ».
Suraphon Svetasreni, adjoint au directeur de la TAT pour la publicité et dess relations publiques dit que le message à faire passer est que le royaume (de Thaïlande) a toujours de nombreuses stations balnéaires très attractives pour des touristes étrangers.
Sur le site web de la TAT, l’agence rappelle aux tourists qu’ils peuvent contacter leurs agences de voyages afin de changer de destination à l’intérieur du pays au lieu de discontinuer ou d’annuler leurs voyages.
Il aoute que des hôtels à Pattaya et à Hua Hin pourrait s’attendre à une fréquentation plus élevée que prévue pour le restant de la saison.
Environ 9,3 millions de touristes visitant les six provinces les plus touches. De ce total, environ 5 millions sont des étrangers et 4,3 millions sont des thaïs, qui, tous ensemble, apportent environ 100 milliards de baht dans la zone.
Selon la TAT, le marché le plus sensible est celui des jeunes mariés sud Koréens.
Traduiit d’un article du Bangkok Post du 29 décembre 2004 : « 200,000 tourism jobs at risk, says Thailand minister »