Communiqué de l’EFFAT du 16 décembre 2008 :

L’EFFAT s’oppose aux propositions formulées par le Conseil (Européen) en juin 2008, car celles-ci ne garantissent pas une organisation adéquate du travail et du temps de travail en termes d’horaires de travail sains, de meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée et familiale ainsi que de salaires décents, ce qui a des répercussions négatives sur nos secteurs.

Le 17 décembre 2008, le Parlement européen votera sur une proposition de révision de la directive relative au temps de travail. Aujourd’hui, 16 décembre, l’EFFAT manifeste à Strasbourg, de concert avec la CES, contre l’affaiblissement de cette directive et pour la protection des droits des travailleurs.

Le Conseil de l’Union européenne s’apprête à faire régresser de manière pernicieuse le modèle social européen, en maintenant en place la possibilité de dérogation individuelle qui permet aux employeurs de décider au cas par cas avec les travailleurs de ne pas appliquer les horaires de travail maximaux prévus par la législation, et en définissant les « périodes inactives » du temps de garde comme ne faisant pas partie du temps de travail, et ce même lorsque le travailleur doit se tenir à la disposition de son employeur sur son lieu de travail. Les secteurs couverts par l’EFFAT sont directement touchés, et en particulier les travailleurs de l’hôtellerie et de la restauration, dont la santé se trouve sérieusement menacée.

Afin de bloquer la position inacceptable du Conseil, il faut que le Parlement européen adopte dans son ensemble, à la majorité absolue sur chacun des amendements, le rapport rédigé par le député Alejandro Cercas, qui a déjà été approuvé par la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen.

L’Euro-manifestation « Priorité aux travailleurs, et non aux horaires de travail à rallonge », qui sera organisée le 16 décembre 2008 à Strasbourg, vise à encourager le Parlement européen à agir comme il se doit et à rejeter les propositions du Conseil relatives à la directive sur le temps de travail.

Les organisations affiliées à l’EFFAT des différents États membres de l’Union européenne sont venues manifester leur opposition, et attendent du Parlement européen qu’il joue son rôle démocratique et qu’il vote en faveur d’une Europe sociale, plus proche des gens, dans le respect des droits et de la santé des travailleurs!

Note : L’EFFAT est la Fédération Européenne des Syndicats de l’agriculture, de l’alimentation et du tourisme. Il défend les intérêts de plus de 2,6 millions de membres affiliés à 118 organisations syndicales nationales implantées dans 38 pays européens.