Ah que le monde est petit ! On n’invente rien, c’est dans « Les Echos » aujourd’hui (lien pour les abonnés) :

Se former, échanger, enrichir ses connaissances et son carnet d’adresses par la même occasion : les dirigeants en sont de plus en plus demandeurs. [
] Cet après-midi-là, on parle des guerres de religion, de laïcité et du concile Vatican II. [
] Dans le public, une dizaine de dirigeants de PME, tous secteurs confondus et de toutes les générations. Il s’agit d’une rencontre APM, association fondée en 1987 par Pierre Bellon, fondateur et président de Sodexo, qui regroupe aujourd’hui plus de 4 000 membres dans toute la France.
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] Pas de patron du CAC 40 ici puisque la cible est le dirigeant de PME, mais certains grands patrons, notamment Xavier Huillard, PDG de Vinci, sont passés par les arcanes de l’APM [
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« Le terme de rencontre est important. Ce n’est pas un cours, mais un échange sur un thème donné, choisi d’ailleurs par les membres du club », indique Eric Eisenberg, directeur de l’APM depuis deux ans.
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] A la fois séance de formation et club de réflexion, les conférences de l’APM débutent généralement par un déjeuner convivial et se déroulent sur une demi-journée [
] A raison d’une par mois [
] les thématiques se veulent toutefois en prise avec les préoccupations stratégiques des décideurs. En partant de la religion notamment, la discussion glisse rapidement sur la difficulté de faire travailler ensemble des personnes de cultures, si ce n’est de religions, différentes ; le respect des interdits religieux [qui] entrent parfois en contradiction avec telle ou telle pratique professionnelle. On parle aussi du rapport à l’argent dans la morale chrétienne. Et chacun, très librement, fait part de ses objections, de ses réflexions, de ses doutes aussi.
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] « Souvent, l’intervention [thématique] peut paraître très éloignée de notre pratique professionnelle au quotidien, mais en discutant ensuite ensemble, des transpositions sont toujours possibles », indique Catherine Chouard, DRH d’Elior qui a longtemps fait partie d’un des Clubs KeyPeople (1).
Et Philippe Leroux de préciser : « Toutes ces réunions sont off naturellement, jamais de journalistes, jamais de personnes extérieures au club et pas plus de 12 personnes pour que la réunion reste intime. Cela permet d’aborder les sujets sans tabou et sans peur de parler de soi ». Eric Eisenberg insiste lui aussi sur la nécessité de la confidentialité : « Tous les membres sont cooptés pour éviter par exemple que deux concurrents se retrouvent dans le même club. Grâce à cela, les dirigeants ne se sentent pas jugés ». Et pour une fois, ils n’ont de comptes à rendre à personne.

(1) Key people = personnages clefs.