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Le 31 janvier prochain se déroulera la réunion de la dernière chance pour le secteur des hôtels cafés restaurants. En effet, si aucun accord n’est trouvé à cette date, les 800.000 salariés retourneront dans le droit commun. Depuis deux mois, les négociations s’accentuent, la CFDT souhaite privilégier par la voie contractuelle, la mise en place d’un accord sur la durée du temps de travail. Nous saluons les avancées faites par les organisations patronales qui vont dans le bon sens, il est dommage qu’elles ne soient unitaires, la division côté employeurs ne sert pas la qualité des négociations. Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut tirer les conclusions de la décision du Conseil d’Etat, c’est dans la mise en pratique que les points divergent. Pour la CFDT, une chose est claire, il faut négocier de réelles compensations à partir de la durée légale du travail à une durée conventionnelle à 39 heures, principes partagés par l’ensemble des partenaires sociaux. Pour nous, cette compensation devra se matérialiser par des majorations d’heures supplémentaires (à partir de la 36ième), et l’octroi de jours de congés supplémentaires (conventionnels ou fériés), sans heures d’équivalences et une grille de salaires acceptable. Ce dossier a fait l’objet de nombreux rebondissements et nous nous garderons bien aujourd’hui de faire un pronostic sur l’issue de ces négociations. La CFDT sera vigilante et analysera toutes les propositions faites jusqu’à la dernière minute. C’est dans l’intérêt des salariés, notamment ceux qui ne se sont pas couverts par des accords d’entreprise sur le temps de travail, que la CFDT prendra sa position, il faut que les avancées soient visibles et contribuent à améliorer l’attractivité des métiers de la branche, pour nous il s’agit de travailler mieux pour gagner mieux !